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L’importance d’investir dans le FME pour une centrale nucléaire

Toute centrale nucléaire se doit d’avoir des procédés en place pour éviter l’intrusion de corps ou de produits étrangers dans les installations. Le FME (pour « Foreign Material Exclusion ») désigne les solutions mises en place pour empêcher toute perte d’objet susceptible de menacer la sécurité et de provoquer un arrêt.

Les conséquences d’un problème de FME

Dans une CNPE, malgré tous les préventifs mis en place, le moindre objet perdu dans les installations génère un risque pour l’ensemble des personnes qui y travaillent, mais également pour les installations. Un arrêt est donc incontournable pour la récupération de cet élément, dans le respect des règles de sécurité, tout particulièrement contre les radiations.

Les conséquences sont potentiellement lourdes, en particulier sur le plan financier. D’une part, il faut déployer des moyens humains et matériels pour évacuer le corps indésirable. D’autre part, toute interruption coûte de l’argent à cause de la baisse de productivité, des pénalités de retard sur le chantier, surtout lorsqu’une manipulation plus délicate est requise, car elle doit alors être précédée d’une analyse des risques FME.

Dans le monde de l’aviation, le même principe s’applique pour que les pistes restent propres et sécurisées : on parle dans ce domaine de FOD pour « Foreign Object Damage » ou « Foreign Object Debris ».

Les mesures visant à réduire les risques FME

Pour éviter, ou tout au moins limiter les pertes, plusieurs mesures s’imposent :

  • la sensibilisation de tous les opérateurs,
  • la signalisation des zones à risques,
  • l’inventaire régulier de l’outillage afin de déceler immédiatement tout élément manquant en utilisant un système de traçabilité,
  • le contrôle de chaque pièce afin de prévenir tout détachement d’une ou de plusieurs des parties qui la constituent. La clé pour réduire les incidents est de prioriser la solidité et la fiabilité lors de leur choix en amont, et d’augmenter la fréquence des inspections pour les outils ayant déjà montré une défaillance par le passé et pour lesquels il n’a pas été possible de trouver une meilleure alternative.
  • la sécurisation de l’outillage : des solutions simples permettent de minimiser les chutes d’outils en cours d’utilisation, notamment en hauteur ou à proximité d’une zone présentant un risque élevé. Par exemple, en attachant chaque outil avec un dispositif à mousquetons, celui-ci ne peut plus tomber, menaçant le bon fonctionnement de la chaine ou les ouvriers des étages inférieurs.

Ce sont également des moyens de garantir la sérénité et l’efficacité des travailleurs et de diminuer les erreurs humaines. Il est par ailleurs possible de créer des équipements de sécurité sur mesure en fonction des exigences et contraintes spécifiques à chaque activité au sein de la CNPE. Bien que l’investissement puisse paraitre important, il l’est nettement moins couteux que les répercussions de problèmes FME.

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